Si l’élevage des huîtres a été introduit en France dès le XVIIe siècle – d’abord le long des côtes atlantiques, puis sur le pourtour méditerranéen, où les étangs languedociens constituaient des sites particulièrement adaptés à la conchyliculture –, c’est en 1925 qu’il prend un tour décisif sur l’étang de Thau, avec l’invention d’un maçon, Antoine Louis Tudesq. Celui-ci a l’idée de coller les huîtres avec du ciment sur des tiges de béton, pour les immerger dans la lagune.
Au cours du XXe siècle, la technique sera améliorée : les tiges de béton seront remplacées par des barres de palétuviers, plus légères, puis par des cordes de chanvre. Aujourd’hui, les huîtres sont encore collées une à une à la main avec du ciment sur des cordes, puis suspendues sous des tables d’élevage, avant d’être immergées dans l’étang.
Chez les Rouzières, artisans ostréiculteurs de père en fils, l’amour du métier se transmet depuis deux générations.
L’amour du métier en héritage
C’est en 1961 que Francis Rouzières, le père de Renaud, entre chez un ostréiculteur de l’étang de Thau, auprès duquel il apprendra le métier. Plongeur à ses heures, il pêche également en mer, des moules et des violets de roche. Trois ans plus tard, il acquiert deux tables d’élevage et fonde, à Loupian, le mas familial, où le rejoindra plus tard son épouse, Christiane.
En 1983, Christiane et Francis achètent un fonds de commerce dans le centre-ville de Sète et créent La Perle de Thau pour y vendre en direct leurs coquillages. Depuis, l’écailler a ses aficionados, et les amateurs de coquillages s’y bousculent.
En 1983, Christiane et Francis achètent un fonds de commerce dans le centre-ville de Sète et créent La Perle de Thau pour y vendre en direct leurs coquillages. Depuis, l’écailler a ses aficionados, et les amateurs de coquillages s’y bousculent.
Pour Renaud, qui a fait ses premiers pas sur les tables ostréicoles du mas familial, la question de l’orientation professionnelle ne se pose pas : il sera ostréiculteur. Entré à 14 ans – sur dérogation ! – au Lycée de la mer de Sète, il en sort deux ans plus tard CAP en poche, passe plusieurs diplômes de plongée pour s’initier aux métiers de la mer, puis entre chez un ostréiculteur, où il se forme pendant deux ans, avant de rejoindre l’exploitation familiale, d’abord au port du Barrou, à Sète, où s’effectuent les opérations de purification, puis au mas de Loupian, dont il reprend les rênes en 2001, très vite rejoint par Magali, sa compagne, aussi passionnée que lui par le métier. Aux deux tables déjà détenues par la famille, viennent s’ajouter trois nouvelles tables qu’ils acquièrent en leur nom.
Depuis qu’ils ont fondé en 2007 la société PRODIMAR, Magali et Renaud n’ont eu de cesse d’en accroître les capacités de production : de 5 tables d’élevage à l’origine, ils en exploitent aujourd’hui 26, auxquelles il convient d’ajouter une filière en mer.
En 2010, grâce à des subventions obtenues dans le cadre du FEP – le Fonds européen pour la pêche –, ils décident de rénover de fonds en comble l’exploitation familiale, s’équipent d’un nouveau bateau, abandonnent le site du Barrou pour regrouper leurs activités à Loupian, puis agrandissent le mas pour devenir centre de purification.
L’année suivante, grâce au FEAMPA – le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture –, ils investissent dans l’isolation du mas et l’automatisation des tâches, se dotent d’une chaîne de calibrage et d’une ligne d’emballage.
Au cœur de leurs investissements : l’amélioration des conditions de travail – leur activité en pleine expansion nécessite d’embaucher –, et ce faisant, la qualité du produit lui-même, dans le respect de l’environnement et du bien-être animal. Avec un traitement automatisé plus rapide, les coquillages restent moins longtemps hors de l’eau. Avec l’isolation de la toiture du bâtiment d’exploitation, les écarts de température sont moindres, et la mortalité décroît, notamment en été.
Aujourd’hui, la demande d’huîtres de qualité est en pleine expansion, tandis que de nombreux ostréiculteurs partent à la retraite sans trouver de repreneurs. Pour Renaud et Magali, l’enjeu est d’augmenter leur volume de production pour répondre à cette demande.
Leur entreprise vise maintenant à renforcer sa présence à l’international : elle a déjà acquis des parts de marché dans toute l’Europe et le Moyen-Orient, et participe chaque année au Seafood Expo Global, rendez-vous incontournable de la filière, où elle a l’occasion de mettre en valeur son expertise.
Pour Renaud, qui a fait ses premiers pas sur les tables ostréicoles du mas familial, la question de l’orientation professionnelle ne se pose pas : il sera ostréiculteur. Entré à 14 ans – sur dérogation ! – au Lycée de la mer de Sète, il en sort deux ans plus tard CAP en poche, passe plusieurs diplômes de plongée pour s’initier aux métiers de la mer, puis entre chez un ostréiculteur, où il se forme pendant deux ans, avant de rejoindre l’exploitation familiale, d’abord au port du Barrou, à Sète, où s’effectuent les opérations de purification, puis au mas de Loupian, dont il reprend les rênes en 2001, très vite rejoint par Magali, sa compagne, aussi passionnée que lui par le métier. Aux deux tables déjà détenues par la famille, viennent s’ajouter trois nouvelles tables qu’ils acquièrent en leur nom.
Depuis qu’ils ont fondé en 2007 la société PRODIMAR, Magali et Renaud n’ont eu de cesse d’en accroître les capacités de production : de 5 tables d’élevage à l’origine, ils en exploitent aujourd’hui 26, auxquelles il convient d’ajouter une filière en mer.
En 2010, grâce à des subventions obtenues dans le cadre du FEP – le Fonds européen pour la pêche –, ils décident de rénover de fonds en comble l’exploitation familiale, s’équipent d’un nouveau bateau, abandonnent le site du Barrou pour regrouper leurs activités à Loupian, puis agrandissent le mas pour devenir centre de purification.
L’année suivante, grâce au FEAMPA – le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture –, ils investissent dans l’isolation du mas et l’automatisation des tâches, se dotent d’une chaîne de calibrage et d’une ligne d’emballage.
Au cœur de leurs investissements : l’amélioration des conditions de travail – leur activité en pleine expansion nécessite d’embaucher –, et ce faisant, la qualité du produit lui-même, dans le respect de l’environnement et du bien-être animal. Avec un traitement automatisé plus rapide, les coquillages restent moins longtemps hors de l’eau. Avec l’isolation de la toiture du bâtiment d’exploitation, les écarts de température sont moindres, et la mortalité décroît, notamment en été.
Aujourd’hui, la demande d’huîtres de qualité est en pleine expansion, tandis que de nombreux ostréiculteurs partent à la retraite sans trouver de repreneurs. Pour Renaud et Magali, l’enjeu est d’augmenter leur volume de production pour répondre à cette demande.
Leur entreprise vise maintenant à renforcer sa présence à l’international : elle a déjà acquis des parts de marché dans toute l’Europe et le Moyen-Orient, et participe chaque année au Seafood Expo Global, rendez-vous incontournable de la filière, où elle a l’occasion de mettre en valeur son expertise.
